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Quand l immobilier se conjugue au féminin

Date de parution : 01-07-2009

 

Malgré la crise économique, devenir propriétaire de son logement reste une priorité des Français en 2009. Une étude de l’Observatoire Cetelem de l’Immobilier l’affirme, basée sur une enquête menée auprès de 1 200 personnes au printemps 2009. Rien d’une révélation dans un pays européen qui ne compte actuellement que 57 % de propriétaires, alors que le président de la République voudrait porter ce chiffre à 70 %. Et alors que certains pays comme l’Espagne affichent 80 % de propriétaires. Plus informative est la partie consacrée au rôle des femmes dans la décision d’achat. Sans paraphraser « la femme est l’avenir de l’homme » d’Aragon, on sait, à force de multiples enquêtes, que les femmes jouent un rôle important dans la décoration, l’aménagement d’une cuisine, mais aussi dans l’environnement d’un bien à acquérir, à savoir les écoles, les transports, un jardin public ou un parc…
L’étude du Cetelem affine le rôle des femmes. Côté prix, 74 % des acquéreurs potentiels (femmes)  jugent les prix trop élevés (contre 61% des hommes). Elle révèle également à 59 % (contre 49 % chez les hommes) que les taux d’intérêt sont trop élevés. Et à 59 % (contre 47 % pour les hommes), ces femmes considèrent ne pas avoir les moyens d’acheter. Côté choix, là encore distorsion entre hommes et femmes. Le coup de cœur reste féminin, mais n’exclut pas l’exigence au niveau de la proximité des commerces, des transports en commun, de l’étage de l’appartement, de la présence d’un ascenseur. Les femmes sont sensibles également aux conditions de financement, plus que les hommes (86 % contre 73 %). Au final, conclut l’enquête « les femmes se montrent plus exigeantes et plus pragmatiques que les hommes au moment de passer à l’acte d’achat et semblent avoir les clés en main ». En bref, les femmes veillent au cordon de la Bourse et sont préoccupées par les équipements publics tels crèches, écoles, transports en commun… Rien de surprenant là non plus, mais l’appui d’une vérité démontrée par ailleurs par de multiples analyses. Une  attitude pragmatique qui ne vaut pas que pour la résidence principale. Au niveau de la résidence secondaire, mer, montagne ou campagne, la femme occupe une position décisionnaire selon les mêmes critères, financement, équipements, transports... Des préoccupations de bons sens pour ne pas mettre le budget familial en péril et pour ne pas mettre ses nerfs à vif…