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La neige tombe et les prix se stabilisent

Date de parution : 13-12-2006

Les stations s'affairent pour recevoir au mieux les vacanciers de Noël : approvisionnement des magasins, ouverture des restaurants, dernier briefing à l'Ecole de ski dont les moniteurs feront la traditionnelle descente aux flambeaux, affairement des agences et des bureaux de vente des promoteurs ouverts sur les stations et décorés d'un sapin, approvisionnés en friandises de Noël ou en jouets pour que les bambins ne s'ennuient pas pendant que les parents réfléchissent à un éventuel achat.

Le décor de Noël est donc bien planté. Et si la neige est de la partie, les fêtes de fin d'année seront encore mieux réussies. Certains d'entre vous profiteront, peut-être, de cette parenthèse à la neige pour prospecter la station dans laquelle vous résidez, et en parcourant les affiches des agences ou en rentrant dans la bulle de vente des promoteurs présents sur la station, vous allez pousser des cris ébahis par la hauteur des prix et regretter de ne pas avoir acheté quelques années auparavant. Il est vrai qu'en 2002, les augmentations des prix atteignaient les 12 à 15% par an selon les stations et les biens.

Déjà, à l'époque, ces prix semblaient totalement surestimés. Pourtant, ceux qui ont acheté alors peuvent se frotter les mains ayant engrangés une belle plus-value, dans le neuf comme dans l'ancien. Aujourd'hui, en effet, les valeurs vénales sont très élevées. Dans le neuf, il faut compter entre 17 000 et 20 000 euros le m² à Courchevel 1850 ou 11 000 euros le m² à 1 300 et 1 600. Mais aussi 7 000 euros à Tignes Val Claret, 5 000 à 6 000 euros dans de nombreuses stations de la Tarentaise.

L'ancien ne lâche pas prise. Faute d'une construction neuve suffisante, et dès que la station jouit d'une bonne notoriété, le prix au m² du bel ancien rejoint quasiment celui du neuf : sur Val d'Isère, il faut compter entre 8 500 et 15 000 euros le m² pour des biens anciens en bon état.
Dans la vallée des Belleville notamment à Saint-Martin comme aux Arcs, les 6 000 euros du m² ne sont pas rares si vue et confort sont au rendez-vous.

Hors Tarentaise, il y a aussi un salut. Sur les Portes du Soleil, à Avoriaz, qui fête ses 40 ans, et où les projets d'extension ne sont pas encore finalisés, les prix de l'ancien s'échelonnent entre 4 000 et 6 000 euros le m².

Dans les Hautes-Alpes, le neuf se commercialise entre 4 000 et 4 500 euros et l'ancien en deçà des 3 200 euros le m². Dans les Pyrénées ou le Jura, l'ancien peut se décrocher entre 2 000 et 2 600 euros le m² dans l'ancien.

Des prix très hauts et qui semblent avoir atteint des sommets. C'est ce que pensent les professionnels des diverses stations ; en effet, malgré une clientèle internationale toujours très présente, les valeurs se stabilisent tout en restant fermes. Les futurs montagnards mettent à profit le bon vieil adage selon lequel les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel. Un adage à prendre en compte tant pour les acquéreurs que pour les investisseurs et dans n'importe quelle station des Alpes, des Pyrénées, du Jura ou des Vosges.

Elisabeth Lelogeais
SeLoger.com - Décembre 2006