Eric Woerth, ministre du Budget, interrogé par les Echos, donne quelques précisions sur les nouvelles mesures fiscales appliquées à l’immobilier : il précise : « Les intérêts des emprunts immobiliers pourront être déduits des revenus, à hauteur de 20%, ce qui correspond au taux d’imposition moyen des ménages. Il s’agira d’un crédit d’impôt limité dans le temps, qui aboutira à des réductions d’impôt significatives. Elle sera applicable aux résidences principales, dont l’acte authentique de vente a été signé après le 6 mai 2007, jour de l’élection du président de la République. Cela signifie que la réforme touchera de nombreuses promesses de vente signées avant cette date ». Plusieurs professionnels ont déjà exprimés leur mécontentement (une simulation effectuée par Empruntis, montre qu’un couple qui emprunte 200 000 euros sur 20 ans avec un revenu annuel de 48 000 euros, économise 191 euros d’impôt par an !). Le 23 janvier dernier le candidat Nicolas Sarkozy déclarait dans le Monde: « Je veux une France où chacun puisse accéder à la propriété et propose que l’on puisse déduire 100% des intérêts d’emprunt contracté pour l’acquisition de son logement de son impôt sur le revenu. Il n’y a aucune raison qu’on paie des impôts sur
les intérêts qu’on verse ». Combien la décision annoncée fera-t-elle vendre réellement d’appartements en plus ? |