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La pierre résiste face à la tourmente boursière

Date de parution : 15-02-2008

 

Certes, elle connaît elle aussi une posture moins envieuse qu’en 2006, dans la mesure où le m2 affiche une hausse plus mesurée qu’auparavant et notamment qu’en 2004, pic des prix en immobilier. 

Mais comme tous les acteurs du marché le remarquent, si cette hausse de progression des prix ralentit, cela ne signifie en aucun cas un fléchissement des prix. Et les exemples ne manquent pas que ce soit à Paris où les prix, selon les notaires, s’apprécient de plus de 8 % ou dans certaines villes de province, Lille ou Bordeaux où les prix grimpent encore généreusement, de l’ordre de 4 %. Et d’autres, comme Lyon ou Marseille, où les valeurs s’orientent vers la stabilisation. Pas de panique donc en immobilier, même si les ventes ne se font plus en quinze jours, sauf produit exceptionnel.

Les acquéreurs ont appris à devenir exigeants, sachant qu’ils ont un délai de rétractation de par la loi mais aussi de par le marché, les biens mettant plus de temps à se vendre. Sans compter que les banques durcissent les conditions d’octroi des prêts depuis quelques mois et  que la crise boursière, dans laquelle sont entraînés quelques établissements, va renforcer cette position. 

Côté placement, face aux revenus de la Bourse qui chutent à grande vitesse, le rendement d’un investissement dans la pierre, à hauteur de 3,5 %, devient très compétitif. 
Même si, à l’instar du marché des accédants, ce créneau appréhendé des investisseurs s’avère de plus en plus sélectif avec des critères d’emplacement, d’environnement économique et social, d’incitations fiscales. Et sur ce dernier point, il faut être très vigilant pour ne pas succomber à la sirène de la fiscalité faisant miroiter parfois des rendements pharaoniques et des lendemains qui déchantent.

Cependant, plus que jamais dans cette période mouvementée, la pierre retrouve son rôle de valeur refuge dès l’instant où lors de l’achat ou de l’investissement, elle se maintient haut et fort et sans rougir. 
Et en France, plus que partout ailleurs, puisque cette pierre fait partie des racines : on revient bien souvent vers sa terre natale pour sa résidence principale, mais aussi secondaire. 
Des racines qui ont un prix. Pas uniquement celui du marché du moment, mais celui du cœur. Car parfois, l’irrationnel rejoint le rationnel.

Elisabeth Lelogeais - SeLoger.com - Février 2008